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J’ai appris à ma soumise à s’oublier

Quand nous avons rencontré Maître Henri, il ne voulait pas au départ que sa soumise Sylvia, une jolie jeune femme de 25 ans, participe à l’interview. Nous l’avons finalement convaincu, mais la soumise a du ponctuer toutes ses phrases d’un « merci maître« .

Depuis combien de temps êtes-vous sadomasochistes ?

Henri – Moi, ça fait dix-huit ans que je me considère comme un maître confirmé. J’ai appris toutes les techniques (shibari, cire, fouet, pinces…) et j’ai perfectionné l’aspect psychologique au fil des années. Sylvia, cela fait trois ans qu’elle est ma soumise. Mais on ne devient pas soumise, on naît soumise.

Sylvia – J’ai toujours su que j’étais au moins un peu masochiste. Mais c’est Maître Henri qui m’a tout appris.

Votre relation est exclusive ?

Henri – Absolument pas. Sylvia a sa vie, j’ai la mienne, et je crois savoir qu’elle est une femme plutôt libérée et autonome dans sa vie quotidienne. Mais pour les relations sadomasochistes, je n’ai qu’une soumise attitrée et elle n’a évidemment qu’un seul maître. Même si je la prête parfois à d’autres dominateurs ou dominatrices.

Sylvia, quelles sont tes limites ?

Henri – Comme je le disais, chacun a sa vie, et, en dehors de nos séances et de nos stages, Sylvia fait exactement ce qu’elle veut. Mais quand elle est à moi, il n’y a quasiment pas de limites. Si Sylvia ne supporte pas quelque chose, elle le dit, et elle est punie par suite en conséquence.

Elle est punie en conséquence ?

Henri – Quand elle ne supporte pas quelque chose, qu’elle a trop mal, ou qu’elle panique, elle peut à tout moment arrêter la séance. Mais elle sait qu’elle subira une punition qu’elle connaît à l’avance. Cela n’arrive pas souvent, je vous rassure.

 

On peut savoir quelle est cette punition ?

Henri – Non.

OK… Et, en dehors des punitions que pratiquez-vous ?

Henri – D’abord, jamais de sexe à proprement parler. Je préfère préciser car, pour moi, le SM se suffit à lui-même et je sais que Sylvia est d’accord avec moi.

Sylvia- Oui maître.

Sylvia, tu as une vie sexuelle en dehors du sadomasochisme ?

Sylvia – Oui, j’ai une vie sexuelle parfaitement normale. Le SM, se sentir soumise, ça répond à autre chose chez moi. C’est érotique, mais d’une autre façon.

Henri – Je reconnais que Sylvia a un très beau corps et quand je la vois nue, la peau zébrée par mon fouet, j’ai parfois envie de la baiser. Mais je préfère séparer les choses. Mais je suis sûr que si je voulais, elle accepterait. N’est-ce pas soumise ?

Sylvia – Oui, maître.

Sylvia, saurais-tu expliquer le plaisir que tu éprouves en étant soumise ?

Sylvia – Ce que j’aime le plus, c’est quand les séances sont publiques. C’est étrange, ce sentiment de honte d’être soumise mélangé à la fierté d’être une bonne esclave obéissante. Parfois, j’ai envie de tout arrêter, mais ce n’est pas tellement la peur de la punition qui me permet de continuer, mais ma fierté de soumise.

Henri – Je dois reconnaître que Sylvia est une soumise très douée. Elle sait que je maîtrise mon sujet, qu’elle ne sera pas blessée gravement, et qu’elle peut donc s’abandonner entièrement à ma volonté.

J’en reviens à vos pratiques…

Henri – Je suis un spécialiste du shibari, en gros, le bondage japonais. Mais je pratique à peu près tout. Et surtout, j’appuie là où ça fait mal. Sylvia a du mal à supporter certains jeux, des pratiques d’insertions vaginales et anales en particulier. C’est donc là qu’il faut qu’elle progresse, et c’est donc ça que je pratique le plus souvent avec elle… Ou je la confie à des dominateurs et dominatrices dont c’est la spécialité.

Vous vous prêtez les soumises ?

Henri – Oui, en fonction de nos spécialités. Certains sont doués avec un fouet, certaines pour les insertions, moi c’est le shibari et les liens. Ça permet à chaque soumise de progresser. Dernièrement, j’ai prêté Sylvia à un dominateur qui offre les soumises au gangbang. Il m’a dit que Sylvia s’était montrée à la hauteur… Ça ne m’étonne pas.