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Pour nous, le SM est un jeu de rôle

Nous croisions régulièrement Jacky et Michèle dans différentes soirées libertines. Cette fois, c’est lors d’une soirée BDSM que nous tombons sur eux par hasard. Jacky porte un t-shirt frappé de l’inscription SM et tient Michèle en laisse.

Vous fréquentez donc aussi les soirées SM ?

Jacky – Oui, c’est même ce que nous préférons. Nous allons aussi dans des soirées libertines classiques, mais nous sommes surtout BDSM.

Michèle – (toujours en laisse) C’est plus marrant de sortir avec des tenues délirantes et fétichistes que de se retrouver à poil dans un sauna libertin (elle porte un haut en bas-résille qui ne cache rien de sa forte poitrine)

Vous avez commencé par quoi ? Le SM ou le libertinage ?

Michèle – Nous avons commencé par l’échangisme. Et – ça doit être à force d’explorer mon imaginaire érotique – je me suis découverte soumise. J’aime bien être offerte en pâture, ressentir un peu de douleur et surtout être obéissante à mon mari.

Jacky – Avant d’être libertins, je n’imaginais pas du tout ça chez Michèle, mais après quelques expériences de pluralité masculine, nous avons vite compris que le SM pourrait être notre truc.

Ça s’est fait petit à petit, donc ?

Jacky – Oui, mais nous avons été initiés par des gens, d’autres couples qui étaient expérimentés dans le domaine du sadomaso. Ils nous ont tout de suite mis en confiance, nous ont bien montré que pour eux, il s’agissait d’un jeu.

Michèle – La dame était la soumise. Le monsieur nous a montré comment on pouvait utiliser la cire chaude, par exemple, sans provoquer ni de trop grandes douleurs, ni surtout de brûlures graves.

Jacky – Le SM, c’est tout un art !

Michèle – C’est exactement ça : quand Jean-Claude a commencé à faire couler de la cire chaude sur ma peau, sous le contrôle de ce monsieur, je me suis mise à mouiller comme une folle. Ce mélange d’excitation et de douleur…

Tu as tout de suite apprécié ?

Michèle – Jacky avait déjà commencé à me faire subir deux ou trois jeux sadiques. J’adorais – et j’adore toujours – quand il me pince les tétons, puis le clitoris.

Jacky – C’est super bandant de sentir ta femme fondre de plaisir alors que tu la maltraites – avec son consentement – de voir comme elle peut monter au septième ciel quand tu la masturbes toute attachée…

Vos jeux vont tout de même assez loin dans la douleur, non ?

Jacky – Oui, ça peut être impressionnant vu de l’extérieur, mais je ne fais que ce que je maîtrise vraiment. Je suis toujours en train d’apprendre à être un bon dominateur SM. La fessée, par exemple, c’est quelque chose : rien ne sert de frapper comme une brute, il faut comprendre le corps de l’autre, ses points sensibles, l’intérieur des cuisses notamment…

Michèle – Mais, de toute façon, je garde toujours mon mot à dire. Nous avons un code pour tout arrêter.

Jacky – Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que ça reste toujours un jeu. D’ailleurs, dans la vie, Michèle n’a rien d’une femme soumise. Dans notre couple, c’est même plutôt elle qui porte la culotte, comme on dit.

Dans une soirée SM comme ce soir, les mecs comprennent-ils bien qu’il s’agit d’un jeu de rôles ?

Jacky – Ils ont plutôt intérêt, sinon, j’ai vite fait de les remettre à leur place. Et je peux vous dire qu’avec mon fouet accroché à la ceinture, ils sont vite impressionnés ! (rires) Tout à l’heure, je vais attacher Michèle à la croix de Saint-André. Tout le monde pourra venir la peloter, lui pincer les seins… On espère bien que vous viendrez participer.

Oui, pourquoi pas ? Mais dans ce cas, il n’y a jamais de débordements ?

Michèle – On n’a jamais eu de problèmes. Juste que je ne supporte pas qu’on touche mon visage dans ce genre de situations. Mais mon dominateur et maître fait respecter l’ordre ! (rires)

Jacky – On connaît des sadomasochistes qui vont très loin dans la souffrance physique : quand le soumis ou la soumise dérouille, ce n’est plus tout à fait un jeu. On ne juge absolument pas, mais nous, notre truc, c’est l’aspect ludique du SM.